Mesures de risque

Mesures de risque et de performance dans la gestion des organismes assureurs.

La question de la mesure des risques et de la performance est centrale dans la gestion effective d’une compagnie d’assurance. Il s’agit de définir les mesures qui permettent de représenter l’écosystème de l’assurance au moyen d’indicateurs quantitatifs pertinents pour la prise de décision des dirigeants. Ces mesures et indicateurs devront être adaptés à la représentation des risques, de la création de valeur et de la performance de l’entité, tut en restant fondés sur des bases intelligibles (notamment en termes de limites de validité) par leurs utilisateurs, faute de quoi leur poids de crédibilité sera faible dans la prise de décision effective.

Dans ce contexte, l’approche naturelle et historique est de se tourner vers les mesures consacrées par la normalisation, qu’elle soit juridique ou économique. Elles ont le mérite d’être clairement définies et de permettre une comparaison avec les autres acteurs du marché.

Toutefois la question de leur domaine de validité pour la prise de décision apparaît comme centrale. À titre d’illustration, l’indicateur de couverture du SCR dans Solvabilité 2 repose sur des évaluations dites market-consistent des placements et des provisions techniques dans la détermination (notamment) de la richesse initiale de l’assureur. Une optimisation, en vue d’accroître cette mesure de la richesse initiale, n’est pas nécessairement efficace pour atteindre des objectifs exprimés différemment (ex : sur la base d’objectifs de résultat sous contraintes). Dans ce contexte, la question de la définition des mesures de risque et de performance qui représentent l’appétence réelle au risque d’un assureur et ses objectifs de gestion, tout comme celle de leurs implications opérationnelles apparaissent cruciales.

Par ailleurs, le principe de cohérence avec le marché étant retenu à la fois en matière de communication financière (IFRS, MCEV) et de règles prudentielles, l’étude de sa pertinence et de son domaine de validité pour la prise de décision en assurance apparaît aussi comme un sujet central. Enfin, la question de la définition et de la mesure, sur une période de temps donnée, de ce qu’est la performance d’un assureur semble tout aussi utile au moment où le référentiel IFRS est modifié en profondeur pour les assureurs et où l’ORSA requiert de définir des mesures d’objectifs qui peuvent recourir à cette notion de performance.